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Après l'accouchement, ma vie sexuelle a changé... Dans le bon sens!

Crédit photo : Abi Porter / Flickr
Après l'accouchement, ma vie sexuelle a changé... Dans le bon sens!
Confidence. Mes orgasmes n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai pu avoir avant. 
C’est pas l’âge. Ou l’expérience. Non. Y’a fallu que je ponde un p’tit poulet de 8 livres par le vagin pour changer à tout jamais l’intensité de mes « Oh My God ».
L’aiguille est dans le tapis, la pédale est dans le plancher.  Si j’ai les yeux grand ouverts et les orteils frisés, alors que je suis sur mon lit, c’est pas juste parce que le p’tit fait pas ses nuits.

 Crédit :  Darkday/Flickr
 
Après l’accouchement, les points, la noune en feu et les seins format Costco, j’avais plus peur de faire l’amour qu’autre chose. Il s’était passé assez de business dans mon hémisphère gauche pour que je lui donne congé pendant un siècle ou deux.
 
Et comme de fait, les premières fois ont été pénibles. J’avais mal. Vraiment mal. J’aurais juré que les muqueuses de mon vagin s’étaient transformées en papier sablé. Avec des volcans. Pis des crocodiles pleins de dents.
 
J’étais convaincue que ça partirait jamais, que chaque fois que mon chum et moi on se collerait, ça se terminerait tout le temps dans la douleur et l’exaspération.
 
Le carnaval des sensations s'est pas manifesté du jour au lendemain. C’est venu insidieusement, par la porte d’en arrière. Le plaisir avec un grand P est arrivé comme un voleur, il s’est installé sans faire de vague. C’est une façon de parler, hein, parce que quand le tsunami est passé, y’avait pas moyen de l’ignorer. J'suis restée sonnée. Pis, comble de l'hypocrisie, je l'ai jamais dit à mon chum!
 
C’est comme si je ressentais le plaisir par des milliers de petits nerfs supplémentaires. C’est pas juste plus fort, c’est aussi partout à la fois. Comme si mon corps avait compris ben des affaires en accouchant, des affaires qu’il ignorait avant. Et, bonheur suprême, j’ai le contrôle sur chacun des pitons.
 

Crédit :  weedezign/123rf
 
Parfois, j’me dis que c’est peut-être qu’à l’accouchement, mon corps et moi, on a enfin fait la paix.  Après des années à le trouver trop gros-trop-mou-trop-moche, je lui ai dit : « tes stripes de vergetures et tes seins dégonflés sont ben corrects. » Je l’accepte et la nature me le rend bien. 
 
D’autre fois, je crois plutôt que c’est parce qu’il existe maintenant entre mon chum et moi une espèce de complicité marquée au fer rouge. Genre, on a réussi à faire de l’humain ensemble et chaque fois qu’on fait l’amour, on fête notre force et notre synergie.
 
J’me dis alors que c’est peut-être un peu tout ça. 200 grammes de biologique, 1 tasse et quart de psychologique. Pis j’arrête d’y penser, parce qu’honnêtement, who cares? Certaines choses méritent d’être ressenties sans être comprises.

Crédit: Giphy
 
Donc, objectivement, on se colle moins souvent. Oui. À des heures bizarres. Oui. Je suis souvent trop épuisée pour être intéressée. Oui. On se fait interrompre par le p’tit qui braille. Oui.
Mais quand les astres s’alignent et que les conditions sont réunies, j'ai le diable au corps et la tête dans les étoiles. Et tout ça, sans dépenser une cenne. Si ça, c'est pas le bonheur, je sais pas ce que c'est.

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