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Quand somnambulisme et peur nous prennent de court

Crédit photo : Caroline Oporto/Pexels
Quand somnambulisme et peur nous prennent de court
Avant d’avoir des enfants, vous m’auriez parlé de terreurs nocturnes, je n’aurais pas su du tout de quoi il en retournait. Du somnambulisme? Ah! Facile! C’est comme dans les films. Des gens se réveillent dans la nuit, mettent leurs deux bras droits devant eux et se promènent un peu partout dans la maison.

6 ans et demi plus tard, j’en connais un peu plus sur le sujet.

Mon fils a eu peur du gros méchant singe qui voulait enlever ses yeux (assez dark comme peur quand même), ce qui fait que maintenant, petit frère fait dodo dans la chambre avec sa grande sœur. Il a aussi fait une terreur nocturne une fois. Je pensais que c’était intense comme crise… Ha! Ha! Ha! C’était jusqu’à ce que ma fille commence ses crises de somnambulisme.

Je ne me rappelle plus exactement quand ça a commencé. Il y a un an environ. Je me rappelle par contre ce qui s’est passé. Mon conjoint et moi, on venait de s’endormir. On a entendu un petit sanglot. Puis un autre. Quand on est entrés dans la chambre de ma fille, elle était assise dans son lit, fixant le bout de son lit. Elle disait des choses qui n’avaient pas de sens au sujet de son frère. Puis, elle s’est recouchée et c’est comme si rien n’était arrivé.

 

Crédit : Giphy

Par la suite, les crises ont été plus intenses et plus fréquentes sur une durée de quelques mois. Une fois, elle s’est levée et lorsque nous sommes arrivés dans la chambre, elle était debout à côté du lit de son frère et elle hurlait. Mon fils, lui, était complètement en panique dans son lit et criait lui aussi. Quelques jours plus tard, une autre crise. Cette fois elle était assise au bout de son lit, agrippée aux barreaux, complètement terrorisée par ce qu’elle voyait dans le coin de sa chambre. J’ai essayé de la prendre dans mes bras, mais elle se débattait, elle ne me reconnaissait pas. Lorsqu’elle a vu l’ombre de son père dans la porte, ç'a été pire. Avec beaucoup de patience et de paroles douces, j’ai réussi à la calmer. Je lui ai posé des questions, j’ai essayé de comprendre, mais c’était très flou. Tout ce que je sais, c’est qu’elle avait peur. Je dirais même plus que peur. Elle se sentait en danger.

Environ deux jours plus tard, les sanglots et cris sont de retour. La crise étant moins intense que la dernière fois, ma fille est plus facile à rassurer. Cette fois, je suis bien décidée à savoir ce qu’elle voit qui lui fait si peur. Lorsque je lui pose des questions sur ce qu’elle voit, elle se remet à paniquer. Doucement, je réussis à savoir. Elle voit quelqu’un. Une petite fille. Elle dit qu’elle joue dehors, mais que des fois elle vient dans sa chambre. J'essaie de la réconforter du mieux que je peux, étant moi-même un peu apeurée par cette histoire... Puis, en l’espace d’une demie-seconde, ma fille se recouche, se ferme les yeux et retombe dans un sommeil profond et paisible.

Moi, je suis vidée.

N’empêche que depuis cette fois-là, plus de crise. Jusqu’à hier. Une petite, celle-là, mais encore une fois le regard terrorisé, le souffle court, la panique dans la voix... À suivre…

Est-ce que vos enfants ont des troubles du sommeil? Est-ce qu’ils ont déjà vu des « choses »?