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Va mon enfant, va à la garderie!

Crédit photo : Ana Gonzalez/@AGphotographie
Va mon enfant, va à la garderie!
La garderie, pour moi, c'était non. En tous cas, pas avant 2 ans minimum. Elle n'avait pas besoin de ça, elle a une maman éducatrice psychosociale, ma bambine. Quelle chance, n'est-ce pas?

Encore moi et mes attentes trop grandes et trop fermées sur la vie.

J'ai dû constater que la vie à la maison, ce n'est pas comme au travail. Certes, j'ai plein d'idées et de connaissances qui me viennent de mon milieu de travail, mais j'ai aussi besoin de m'écraser parfois pour regarder la TV. Parce que le prochain shift est à moi, ainsi que celui de nuit et les doubles de fin de semaine.

Je rigole, mais j'en suis venue à la conclusion que j'ai besoin d'un break et de temps seule. Juste un peu. De plus, ma fille a vraiment beaucoup d'énergie et elle carbure aux nouveaux apprentissages. À force de la repousser pendant que je fais la vaisselle ou de l'occuper pendant que je fais le lavage, j'ai pensé qu'elle pourrait aller à la garderie quelques jours par semaine. Elle aura 18 mois, après tout.

Je me suis lancée à la recherche de LA garderie. Exigeante comme je suis, j'en ai quitté une certaine en panique et d'autres avec une check-list remplie, mais avec une certaine hésitation quand même.

Je suis chanceuse de travailler le soir et les fins de semaine, car cela m'a permis de chercher sans stress. La famille assumait les deux après-midi de gardiennage la semaine, tandis que la fin de semaine il y avait papa.

Je suis passée du coq à l'âne. De CPE à milieu familial. En fait, c'est la vie qui en a décidé. 
Pas besoin de vous dire que j'ai cassé les oreilles de toutes mes amies éducs, mamans et collègues pour faire ma propre enquête. J'étais certaine de vouloir un CPE. À moins de trouver la perle rare, j'attendrais.

J'ai décidé de visiter des milieux familiaux subventionnés. Cela me donnait une sécurité côté procédures et base éducative. Je parle pour moi, la maman anxieuse.

Et je l'ai trouvée, à treize minutes de marche de chez moi! Elle me fait passer par un parc deux fois par jour et j'en profite. J'aime marcher. Elle est dans une rue résidentielle digne d'une carte postale, avec un parc à trois minutes à pied.
 
L'éducatrice, dès que je l'ai rencontrée, j'ai su que c'était elle. Son énergie calme et rassurante, ses questions pertinentes et son savoir-faire et savoir-être étaient palpables.  On s'est rencontrées au parc pour ensuite aller à la garderie. J'ai adoré. Lumineux, propre et bien aménagé.

J'ai dit oui, excitée et anxieuse comme si on m'avait demandée en mariage (on ne m'a jamais demandé en mariage, mais bon). C'est quand même mon enfant que je lui confie, moi, mère-poule-anxiogène.

Eh bien! C'est A1 dès le jour 1. Je n'exagère pas! La troisième journée, elle faisait sa journée complète, et dès la première semaine, elle faisait sa sieste comme les autres amis. Elle n'a pas pleuré une seule fois lors de mon départ, même pas chigné. Je me suis même demandé si j'avais trop attendu. Ah, le mom-shaming!

Ma cocotte lui tend les bras quand je vais la porter et lui lance des bisous quand je vais la chercher. 
Elle m'amène ses bottes de pluie et me pointe la porte-patio la fin de semaine pour que je l'y amène. Je dois la faire attendre deux jours, dommage pour elle. 

Ça se passe bien, c'est tout. Tout s'est fait au bon moment et le reste en a découlé. Du bon, ça se peut. 

Je prends du repos et je fais mes choses sans sentir que je néglige mon enfant. Quand je vais la chercher, c'est la fête : on s'arrête au parc, on joue et on marche longuement. On fait même de la photo! En résumé, on en profite, et le soir, on a tout notre temps pour nous. C'est pas super, ça? 

Je me souviens encore avoir dit haut et fort « ah, moi, un milieu familial ,c'est non, à moins de trouver la perle rare. Eh bien, la perle rare, c'est moi qui l'a! » 

Comment s'est passée votre expérience de garderie avec votre enfant?