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L'obsession du sommeil

Crédit photo : HS LEE/Unsplash
L'obsession du sommeil
Je ne me souviens plus exactement à quel moment j'ai commencé à devenir obsédée avec mon sommeil. Je pense que c'est quelque part entre ma première et ma deuxième grossesse. Probablement au moment où j'ai constaté que les réserves d'énergie que j'avais accumulées pendant près de trente ans étaient rendues pratiquement vides, et que j'embarquais dans le négatif.

Je n'avais jamais vraiment porté attention aux nombres d'heures que je dormais par nuit, mais je savais que j'en avais besoin de beaucoup. J'ai toujours été une grosse dormeuse. C'est un fait : dormir est une de mes activités préférées. Ça peut sonner plate comme ça, mais maintenant que je suis parent, je connais la vraie valeur du sommeil et je m'assume. Autrefois, avant de devenir mère, c'était normal de me lever à 10 h 30 les samedis et dimanches matins. Je dormais encore comme à l'époque de mon adolescence. La semaine, je me levais toujours à la dernière minute pour aller travailler.

Puis j'ai eu des enfants. Mes filles ont commencé à « faire » leur nuit tard, très tard, ce qui fait que j'ai passé beaucoup de nuits à dormir seulement quelques heures et à me faire réveiller aussitôt que je commençais à me rendormir. Il n'y a rien de pire dans le monde du sommeil que de se faire réveiller au moment où vous commencez enfin à vous endormir. La fatigue a commencé à se faire sentir, la frustration aussi. J'ai développé, pendant une certaine période, une relation amour-haine avec mon sommeil. J'avais l'impression d'être victime d'un mauvais sort pendant cette période, c'est-à-dire que toutes les fois où j'avais l'opportunité de dormir, il y avait quelque chose pour m'empêcher d'y arriver. Par exemple, un voisin qui faisait des rénovations, un corbeau qui avait envie de crier, un facteur qui sonnait à la porte, name it… c’est arrivé!

Heureusement, les choses ont fini par se replacer un peu, même si j'ai encore l'impression des fois que l'univers me joue des tours. Mes filles font maintenant des super belles nuits, ce qui me permet de récupérer malgré ma grossesse avancée. J'essaie de ramener mon déficit énergétique à zéro avant l'arrivée de ma troisième puce. En espérant que je vais avoir des occasions de dormir dans la prochaine année...