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Avoir un deuxième enfant m'a donné confiance en moi

Crédit photo : StockSnap/Pixabay
Avoir un deuxième enfant m'a donné confiance en moi
Dans la période difficile que je décris souvent comme le « choc » de ma maternité, alors que ma fille devait avoir un an et quelques mois et que je me sentais encore complètement perdue dans ma nouvelle vie de mère, j’ai commencé à être habitée d’un désir nouveau, un peu absurde vu les circonstances : j’ai eu envie d’avoir un autre enfant.
 
Ce désir d’enfant m’emportait complètement. Je rêvais d’être enceinte, ou de tenir un tout petit bébé dans mes bras. Je gribouillais des listes de noms sur des papiers (Soli, Lou, Andréa, Oli, Clermont, Valier…). Je calculais frénétiquement les intervalles de mes ovulations et en parlant non-stop à mon chum. Malgré la détresse que je vivais dans cette période post-partum, j’avais profondément envie de reprendre l’aventure. C’est comme si je niais le fait que j’étais plutôt malheureuse dans ma vie de mère, pour me concentrer sur tout ce que j’aimais : découvrir une nouvelle personne, tisser un lien toujours plus fort, être envahie d’un amour inimaginable…

Et vous savez quoi? J’ai bien fait. Parce qu’avoir un deuxième enfant m’a fait un bien FOU!
 
D’abord, ça m’a donné confiance en moi. Je me rendais compte qu’avec l’expérience de la première, j’avais appris des choses, développé des trucs, et que j’étais en fait rendue pas pire bonne pour prendre soin d’un bébé. Surtout, je m’étais créé des repères, bien à moi, qui me permettaient d’avancer avec plus de confiance dans mon quotidien. Je n’étais plus déstabilisée par les commentaires de l’une, les conseils de l’autre, et j’étais beaucoup moins insécure face à mes choix.
 
Crédit : Giphy

Aussi, paradoxalement, j’ai eu l’impression d’avoir plus de temps et d’énergie à accorder à mon aînée après la naissance de son petit frère. Je pense que la principale raison en est que mon chum a pris une partie du congé parental, et que nous avons donc été deux parents disponibles à temps plein pendant un long moment. Mais aussi, on dirait que je découvrais ma fille sous un autre jour. Elle était une merveilleuse grande sœur (elle l’est toujours). Accueillante, à l’écoute, intéressée et indépendante en même temps. Elle m’inspirait dans les gestes et l’attitude à adopter avec mon nouveau-né, et les moments que je passais seule avec elle étaient toujours exquis. Je découvrais la force du lien qui nous unissait, même dans l’arrivée d’un nouveau joueur dans notre famille, et j’en étais rassurée : apaisée et fière.
 
D’ailleurs, voir la relation entre mes enfants se développer, voir leur complicité grandir, leurs rires se faire écho, c’est un des plus grands bonheurs qu’il m’a été de connaître dans la vie. Je ne m’étais pas attendu à ce bonheur-là, et c’est une surprise que je chéris quotidiennement.

crédit : lenkafortelna/Pixabay

Ne pensez pas que je veux dire qu’avoir deux enfants, c’est de tout repos. Il y a la fatigue accumulée, la nouvelle routine à développer, les conflits à gérer, et les défis particuliers à chaque enfant (deuxième bébé a fait sa première nuit complète à 13 mois). Mais pour moi, vraiment, avoir un deuxième enfant a été une bénédiction!
 
Comment ça se passe de votre côté?