+ Playlists

Quand le saboteur s’en mêle

Crédit photo : Matheus Vinicius/Unsplash
Quand le saboteur s’en mêle
J’ai eu la chance cet été de faire un temps d’arrêt, juste pour moi. Cela m’a permis de me recentrer sur ce que je voulais réellement dans ma vie. Mettre à jour mes valeurs profondes, que je veux retransmettre à ma belle progéniture. Le regard que j’avais de moi-même a aussi énormément évolué, donc ma confiance s’est décuplée, à mon grand bonheur. Mon entourage peut constater à quel point ce temps d’arrêt m’a été d’une énorme utilité.

Malgré tout, nous sommes des êtres humains parfaitement imparfaits. J’ai pu l’expérimenter à mes dépens dans les trois derniers jours. La grippe a frappé fort sur mon vieux corps, et mon petit saboteur en a profité pour me ramener de drôles de réflexions. Moi qui, quand je suis tout en forme, sais garder la tête froide et positive, me voilà confrontée à mes petits démons de nouveau. Je croyais dur comme fer qu’ils avaient disparu… Oh que NON. L’être humain est en constante évolution. Après avoir accepté d’être imparfaite et ciblé mes habitudes destructrices envers moi-même (ici je parle de mes pensées qui me font du mal), je dois maintenant prendre action quand elles arrivent subitement, mais ce n’est pas toujours du gâteau!

Lorsque notre corps est malade, notre cerveau se met en mode survie. Il essaie tant bien que mal de garder une certaine lucidité, et en plus, avec des enfants dans la maison, ça relève de l’exploit. Parce que, on s’entend, on se doit de leur prodiguer des soins et combler leurs besoins primaires, au minimum. Et ce minimum, il devient une montagne quand nous sommes incapables de nous occuper de nous-mêmes. Demandez de l’aide! C’est mon seul et unique conseil. Armez-vous de ressources autour de vous. Des gens fiables et disponibles.

OK fine, demander de l’aide. Mais MOI, en étant maman célibataire avec la garde moitié-moitié, je me morfondais... Je me tapais sur la tête à grand coup de culpabilité en me disant que peu importe la situation, je suis leur mère et je me dois de leur assurer le minimum. Il y a probablement l’orgueil qui s’est jeté là-dedans en plus. Je me disais que les autres mamans devaient s’arranger elles-mêmes pour se débrouiller dans ce brouhaha infernal, et que j’étais vraiment indigne de demander de l’aide.

Par chance que j’ai une excellente relation avec Papa, qui est très à l’écoute et qui adore ses enfants. Grâce à lui, j’ai réussi à avoir une journée de plus pour me concentrer sur mon bien-être physique (repos, eau, médicaments). Non, je ne suis pas tout à fait remis de ce virus ravageur après presque une semaine de symptômes, mais ce 24 h m’a donné un excellent répit, un stress en moins. Car, il faut se le dire, préparer les repas, habiller les enfants, garderie-école, routine du dodo, interventions diverses pour faire régner le calme et la paix dans la maison… quand votre tête et votre corps lutte contre la fatigue et l’épuisement, c’est vraiment surhumain.

Mais voilà, le lendemain, j’ai demandé à ma sœur de prendre le plus jeune, ce qu’elle a fait avec plaisir. En lui parlant de toute cette culpabilité et de ma faiblesse devant mon petit saboteur qui me jetait insulte par-dessus insulte, elle m’a dit cette phrase : « On veut tellement être fort qu’on oublie qu’on a le droit d’être faible... » Et j’ai pleuré. Encore. Car oui, on a le droit d’être malade comme un chien une fois par année, et OUI on a le droit de demander de l’aide pour ne pas s'épuiser.

À toutes les mamans qui tombent malades des fois, et qui font ça comme des championnes, je vous lève mon chapeau. Vraiment. Et rappelez-vous qu'il n'y a pas de honte à demander de l'aide!

Et vous, avez-vous assez de ressources en main pour être en mesure de vous occuper de vous si un virus vous assaillait?