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Je ne peux m'imaginer à la place des parents d'Ariel

Crédit photo : anagphotographie/Instagram
Je ne peux m'imaginer à la place des parents d'Ariel
Ce matin, en plaçant ma sacoche et des courses dans l’auto, j’ai perdu ma fille de vue pendant quelques secondes. Elle ne répondait pas à mon appel et mon regard ne la trouvait pas. Mon cœur s’est mis à battre dans ma gorge et une vague de chaleur accompagnée de frissons m’a parcouru le corps. Ma panique a pris fin lorsque j’ai regardé derrière moi ; ma fille me regardait d’un air incompréhensif, assise sur l’escalier de l’entrée de la maison.

La première chose qui m’est passée par l’esprit a été que les pauvres parents d’Ariel doivent vivre un enfer. J’ai essayé de me mettre à leur place et mon cœur s’est serré si fort que les larmes ont noyé mes yeux. Je me sens incapable d’envisager un tel scénario, alors le vivre... Je tente d’imaginer leur peur, leur besoin de réponses et leur frayeur à l’idée d’en recevoir des mauvaises. Rendu à cette étape, mon cerveau lâche, c’est trop pour lui. La simple idée de vivre quelque chose de semblable est insupportable. Par contre, ces parents vivent cet enfer chaque minute depuis plus de deux semaines.

Je ne peux pas me mettre à leur place, parce que je serais incapable d’accepter que les policiers me disent qu’ils cessent de fouiller la rivière faute d’indices, encore moins qu’ils m’informent qu’ils ne peuvent pas fouiller les appartements des voisins directs. Je crois que je deviendrais hystérique. Moi, la citoyenne, comprends les raisons derrière ces décisions, mais moi, la mère, ne peux les accepter. S’il s’agissait de mon enfant, je voudrais qu’on soulève jusqu’à la dernière roche pour le retrouver. Pourtant, ils doivent accepter ce genre de décisions depuis la disparition de leur fils.

Lorsque j’entends le discours du père qui offre son pardon aux personnes qui auraient enlevé son fils, je le trouve tellement fort, car humblement, je l’avoue, je ne pourrais pas faire de même. Il est positif et reconnaissant de l’aide qui leur est offerte. Sa femme semble à bout de forces, grugée par ses émotions, mais elle tient debout. Je me demande comment elle fait, mais je sais que son cœur de mère lui donne la force nécessaire pour le faire.

Je leur envoie mes pensées positives et continue de partager les avis de recherche sur mon wall. Je leur souhaite de tout cœur un dénouement heureux, car la simple idée de ne pas savoir où et comment se trouve mon enfant me pétrifie. Si je pouvais leur dire quelque chose, voici ce que je leur dirais : « Toutes mes pensées sont avec vous et celles de bien d’autres, surtout, ne lâchez pas, on est avec vous! »

Nous tenons à rappeler que toute personne ayant des informations peut appeler Info-Crime au 514 393-1133 ou au 911.