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Des poules à la maison... Pourquoi pas?

Crédit photo : Jaclou-DL/Pixabay
Des poules à la maison... Pourquoi pas?
L’année dernière, ma ville a autorisé ses citoyens à élever des poules, sous certaines conditions. Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai tout de suite eu envie de me lancer dans l’aventure. On s’est construit un poulailler et on a accueilli nos trois premières pensionnaires : Louisa, Bertha et Galinetta (comme dans la Pat Patrouille).

Et on a passé un été vraiment cool. Moi, petite banlieusarde qui n’avait jamais fait pousser rien d’autre que des fleurs en plates-bandes, je sortais tous les matins avec mes bottes de caoutchouc pour m’occuper de ma basse-cour. Je jouais à la fermière.

Crédit : Giphy
 
Quand l’automne est arrivé, il a fallu que je me fasse une raison. Je n’étais pas assez expérimentée ni assez équipée pour leur faire traverser l’hiver. J’ai trouvé une jolie petite ferme où Louisa, Bertha et Galinetta poursuivent des jours heureux. Avec le retour du printemps, on a apporté les modifications nécessaires au poulailler. Je suis maintenant prête à les garder, beau temps comme mauvais temps. Depuis quelques semaines, nous avons Daisy et Lexie.

Avec un peu de bonne volonté et des soins quotidiens, c’est vraiment une belle expérience à faire vivre à sa famille, pleine de positif. Voici pourquoi :
 
1. Avoir des œufs frais tous les jours
Premier critère d’une évidente logique. En échange de nos bons soins, la poule nous donne chaque jour (ou presque) un œuf tout ce qu’il y a de plus bio. Rien à voir avec la douzaine du supermarché, tout est tellement différent : le goût, la couleur et la texture de la coquille. L’été dernier, j’économisais un à deux repas de viande par semaine en cuisinant nos œufs.
 
2. L’entretien du poulailler est assez simple
Ma principale crainte était de ne pas leur donner des soins appropriés et de trouver cette tâche fastidieuse. Honnêtement, s’occuper d’une poule c’est à peine plus d’entretien qu’un chat et beaucoup moins qu’un chien. Il suffit de leur donner tous les jours de l’eau fraîche, du grain et de la nourriture adaptée à leurs besoins et un peu de liberté. Il faut aussi nettoyer le poulailler une fois par semaine.
 
3. Une bonne option pour réduire ses déchets et le gaspillage alimentaire
Les poules sont omnivores. En liberté, elles vont picorer dans l’herbe pour manger du trèfle, du gazon et tous les petits insectes qu’elles peuvent trouver. Tous les jours, je leur passe des restes de table et elles en raffolent. Elles mangent du riz, des pâtes blanches, des légumes, des fruits et de la viande cuite (poisson, porc, jambon). Je leur donne aussi du tofu et des légumineuses. La liste des restrictions alimentaires est assez courte et facile à trouver sur Internet.

4. Un surprenant animal de compagnie
Sans recevoir autant d'amour qu'avec mon chien, j'ai été surprise de constater que les poules démontrent une certaine forme affection envers nous. Elles sont contentes de nous voir, elles nous répondent quand on leur parle, elles nous suivent dans la cour. Elles semblent même rechercher notre compagnie. Elles sont très curieuses et aiment observer ce qu’on fait ou picorer nos vêtements et nos sandales.
 
Crédit : Giphy
 
La relation qui existe entre elles est souvent très cocasse : elles peuvent se chamailler pour un ver et se témoigner de l’affection l’instant d’après. Un peu comme des sœurs! Elles se tiennent toujours en bande et s’endorment collées les unes aux autres. Les poules sont divertissantes, on s’amuse à les regarder vivre. Avec leur air un peu simplet et leurs manies comiques, ce sont des animaux drôles et attachants.
 
5. Les enfants aiment les poules… et les adultes aussi!
Pour mes neveux et les amis, venir chez nous c’est vraiment amusant : c’est un peu comme aller visiter la ferme du coin. À la longue, les poules s’habituent à eux et ne sont plus nerveuses en leur présence. Les enfants adorent les observer, jouer avec elles et ramasser leurs œufs.

En plus, mes poules sont devenues un sujet de conversation avec nos voisins, nos amis et nos familles. Même au travail, on me demandait quelques fois des nouvelles. Ça fait un sujet de conversation peu banal et ça fait toujours rire quand je raconte une ou deux histoires drôles à leur sujet. Également, je ne partais pas en visite quelque part sans apporter un carton de mes œufs comme cadeau.

Si l’aventure vous enchante, communiquez avec votre municipalité, car l’élevage de poule est de plus en plus autorisé par bon nombre de villes et municipalités du Québec!

Avez-vous des poules chez vous?