+ Playlists

Maman, papa et enfants : lâchons nos écrans!

J'ai une relation fusionnelle avec mon cellulaire, je ne peux pas le nier. J’aime Internet, sa panoplie d'options et d’informations. J’apprécie chaque jour la facilité qu'il nous offre.

Depuis la dernière décennie, nous avons complètement changé d'ère et la fonction web est devenue indispensable à nos vies. Remplir des formulaires, payer des factures, faire des achats et, bien sûr, entretenir sa vie sociale et récréative. Jusque là, c'est toujours correct.

Mais J'ai tout de même remarqué que la communication avec mon conjoint a, disons, changé. C’est le moins qu'on puisse dire depuis que nous traînons « notre vie » dans nos poches, soit notre fameux cellulaire. Passer nos soirées chacun de notre bord sur le divan à pitonner sur notre téléphone fait partie intégrante de notre routine.

Ces habitudes me dérangeaient par moments, mais pas suffisamment pour avoir une réelle prise de conscience à ce sujet. On a donc laissé aller. En plus, celle qui avait la plus grande dépendance, on va se le dire, c'était moi.

Et puis nous avons fait un bébé et un beau en plus!
Blagues à part, j'ai rapidement réalisé que mon rapport avec mon cellulaire était problématique, car le temps que j'accordais à cet appareil était du temps en moins à me consacrer à bébé. Ok, les pauses c'est bien, mais dans mon cas, c'est un besoin de vérifier très (trop) souvent l'objet en question et de m'y perdre quelques minutes au minimum.

On a eu un petit talk à ce sujet, je devais arrêter ce cercle vicieux. Et voilà, j'étais remplie de nouvelles résolutions. J’ai commencé à lâcher mon téléphone une bonne fois pour toutes. À mon grand étonnement, cela a été plus facile que je ne l’imaginais. Je suis toujours en relation avec mon bidule électronique, mais celle-ci est plus saine qu'avant.

Mais voilà, après ce constat, je me suis surprise à remarquer qu'il y avait un autre accro dans la maison. Vous devinez qui c'est? Sinon je vais vous aider : mon chum. Ben oui, lui aussi a le fameux réflexe de consulter souvent son téléphone et rester absorbé par celui-ci comme si son cerveau était pris au piège. Je ne le juge pas, je le comprends et donc, nous avons eu un deuxième petit talk pour comprendre le phénomène et y remédier.

La théorie est simple : on met le mode avion quand notre fille est là, quand on soupe, quand on est entre ami.e.s, etc.
La pratique est beaucoup plus difficile à appliquer, mais on s'en sort pas pire bien. Sauf que dernièrement, nous avons détecté une nouvelle variable à notre problème. Une variable de deux ans et demi qui se fait dilater les pupilles à la simple vue d'un appareil émanant une lumière DEL quelconque.

On a mis des limites. Et à la place de 20 minutes sur un cellulaire, on lui offre des jeux, des livres et du temps pour jouer en notre compagnie. Et savez-vous quoi? Elle le prend, et avec joie! Comme quoi, même si les écrans nous facilitent la vie, le choix est présent et valide quand même.

La non-disponibilité mentale due à la technologie est non seulement une affaire de femmes, mais c'est aussi un truc de gars et d'enfants. C'est un phénomène social, quoi! Et comme pour toute bonne chose, la modération est la meilleure option.

Comment gérez-vous votre rapport avec la technologie à la maison?