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Ode aux fins de semaine tranquilles

Crédit photo : Thought Catalog/Unsplash
Ode aux fins de semaine tranquilles
Je ne sais pas si c’est le rythme de mes journées depuis que je suis maman.  Je ne sais pas si c’est l’accumulation des nombreuses obligations tant personnelles, professionnelles que parentales. Je ne sais pas si ce sont les années qui commencent à me changer doucement. Quoi qu’il en soit, il n’y a rien que j’aime plus que lorsque notre week-end est complètement libre.
 
Et qu’on décide de ne pas le meubler.
 
Avant, il n’y a pas si longtemps, je détestais n’avoir rien de prévu pour un samedi ou un dimanche. On sortait, on magasinait, on allait au cinéma ou au restaurant. On recevait ou on se laissait recevoir. Chaque journée de mon existence devait avoir sa liste de choses à faire. J’aimais le bruit, les gens, les découvertes et je ne me sentais satisfaite le lundi matin que si ma fin de semaine avait réussi à bien m’étourdir.
 
Or, depuis un petit moment, ma priorité pour ces deux jours est plutôt axée vers le repos, le ressourcement et de bons moments passés en famille. Et par famille, j’entends mon chum, ma fille, mon chien et mes poules. Juste nous et notre basse-cour urbaine. 
 
Ma définition d’une parfaite fin de semaine : Se coucher tôt pour récupérer quelques heures de sommeil perdues lors de mon insomnie du mercredi. Se lever aux aurores pour prendre une longue promenade dans la douceur et la fraîcheur du matin. Faire des pancakes avec du bacon et les manger à pas d’heure. Se préparer un deuxième café et avoir le temps de le savourer. S’habiller en mou ou rester en pyjama. Jouer à un jeu de société. Écouter un film bien collé avec ma fille en buvant un thé ou du chocolat chaud. Dessiner, tricoter, bricoler, cuisiner. Jardiner, jouer dans la neige et danser en faisant le ménage.

Ce sont toutes des choses qui me faisaient me sentir un peu trop adulte il y a quelque temps. Comme si m’enfermer dans une routine calme et réconfortante était l’une des pires choses qui pouvaient m’arriver.
 
J’aime pourtant toujours le bruit, les gens et les découvertes, mais à doses moins rapprochées.  À la maison, je retrouve de l’équilibre, du calme et de l’amour. Avant, je faisais tout pour la quitter, comme si elle ne servait que de lieu pour dormir et entreposer mes possessions. Maintenant, je commence à saisir le sens de There’s no place like home.
 

Crédit: Giphy 
Et, contrairement à avant, lorsque j’ai une sortie ou une activité spéciale, j’ai l’impression que j’en profite davantage. Chacune d’entre elles est comme une petite bulle d’euphorie dans ma vie de trentenaire. Malgré cette quête de ralentissement, ma vie est-elle pour autant plus calme? Pas souvent en fait.
 
Parce que ce genre de fin de semaine idyllique arrive somme toute beaucoup moins souvent que je le souhaiterai. Il y a bien sûr toutes les activités auxquelles ma fille doit participer, les réunions de famille, les tâches routinières et saisonnières qu’on ne peut pas accomplir les jours de semaine. Il y a la gestion, la planification et l’effarement de constater qu’on ne peut pas tout faire en deux jours.
 
Mais quand vient le temps d’une fin de semaine de farniente, mes bas de laine, mon roman en cours et moi, on l’accueille avec beaucoup de joie et de gratitude.
 
Quel genre de fin de semaine fait votre bonheur?