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Quand la job t’oblige à larguer ta charge mentale pour une semaine! - Partie 1

Crédit photo : unsplash.com/rawpixel
Quand la job t’oblige à larguer ta charge mentale pour une semaine! - Partie 1
Le cadre de mes fonctions professionnelles m’a amenée à larguer (littéralement) toutes mes fonctions parentales six jours durant. Ça c’est 144 heures durant lesquelles j’ai donné les clés de ma petite moyenne entreprise (ma famille) à mon conjoint attentif en lui faisant jurer cracher que les deux petits loups que nous chérissons à part entière et égale auraient tous leurs morceaux à mon retour. 
 
C’est aussi 144 heures où je me suis deloadée d’un immense poids sur les épaules. Car, voyez-vous, je réalise que cette fameuse charge mentale qui m’afflige, me paralyse et m’empoisonne la vie… et bien : je peux la partager. J’en suis donc venue à me demander : suis-je seule responsable de cette situation inégalitaire au sein de mon couple? Oui et non. 
 
Jour 1
 
Je ne suis pas tout à fait habituée. Je me lève pour courir (comme à tous les matins), mais cette fois-ci, mon cadran sonne beaucoup plus tôt que d'habitude. Comme je dois être en réunion à 7h45, j’ai effectué mes premières foulées à l’heure des loups-garous. 
 
Toute la journée, j’ai été 100% accaparée par mon travail. À tel point que vers 17h30, j’ai réalisé que je n’avais pas pensé à ma marmaille une seule fois. Drôle de constat. Mais alors que j’appelle mon chum pour vérifier qu’il a bien quitté le bureau pour aller chercher les enfants (c’est plus fort que moi), il m’annonce qu’il a travaillé de la maison, que tout est beau et que les enfants sont récupérés déjà depuis une bonne heure. J’ai perdu le fil. Je me sens moche… mixed feelings.
 
Crédit : Giphy
 
Jour 2
 
5h00 am, ma course matinale est la bienvenue. Je m’aère l’esprit et évacue les résidus de stress de la veille, sachant très bien que la journée qui s’en vient en apportera de nouveaux. J’ai le sentiment de m’être détachée de mes tâches familiales. Le sentiment n’est pas désagréable. La vaisselle est faite, les sacs d’école sont prêts. Mon chum a même sorti les mitaines, les pantalons de neige et les cache-cous, tous bien alignés sur le bord de la porte, prêts pour le départ précipité du matin. Je l’avoue, je suis impressionnée.
 
Plus tard dans la journée, j’appelle mon chum vers 16h55 pour (rebelote) savoir s’il a quitté le bureau. Il me répond que c’est ma mère qui récupère les enfants. Toute cette organisation s’est planifiée sans moi.

Là : j’hallucine.
 
Crédit : Giphy
 
J’hallucine parce que pour la première fois depuis je ne sais plus combien de temps, je n’ai pas participé au bien-être de mes enfants, leur confort et leur voyagement. Je n’ai pas été celle qui s’est assurée de leur sécurité. Mais aussi, je réalise (et ce feeling est merveilleux) que je n’ai pas à être seule responsable de cette organisation et que mon chum, tant faut-il que je lui en laisse la chance, est lui aussi la meilleure personne au monde pour le faire.
 
Il me restait encore 4 jours loin de mes responsabilités. Évidemment, ce congé était de courte durée et les prochains jours allaient me le confirmer.