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​Quand le personnel de l’éducation parle, j’ai confiance

Crédit photo : gracieuseté: CSQ
​Quand le personnel de l’éducation parle, j’ai confiance
Je crois que tout le monde connaît l’histoire de Katya Dufault, cette enseignante des Laurentides qui a dénoncé, à visage découvert, les conditions dans lesquelles elle devait exercer son enseignement et dans lesquelles ses élèves doivent apprendre.

Pour faire une histoire courte (vous pourrez lire la longue ici, ici et ), elle a dénoncé le sous-financement de l’éducation publique à cause duquel ses conditions d’exercice de sa profession  se sont dégradées et la commission scolaire l’a congédié. Pourquoi? Parce que ces sorties auraient « brisé le lien de confiance des parents envers l’école publique »… BULLSHIT!

La confiance qu’on réglera les problèmes plutôt que de les cacher
Personnellement, ça me met en confiance de savoir que, lorsqu’ils verront des situations inadmissibles et dangereuses pour l’éducation de mes enfants, les membres du personnel de l’éducation se sentiront assez courageux pour les dénoncer.

Cacher le problème en dessous du tapis comme la commission scolaire l’a fait, ça ne le réglera jamais. On le sait, comme parents, quand on remet la pile de jouets dans le sac à jouet (ô combien chouette déniché sur Etsy! ), elle ne disparaît pas, elle est cachée pour mieux ressortir à la première occasion.

Avant de pouvoir régler un problème, il faut pouvoir le nommer. Et qui est le mieux placé pour parler des problèmes dans nos écoles que le personnel de l’éducation? Les museler, c’est faire l’autruche, et ça, ça ne me met pas en confiance!

Installer la peur pour ne pas mal paraître
Quand la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CCSMI) met à la porte Kathya Dufault, ce n’est pas que personnel, c’est pour installer la peur chez les autres membres du personnel. C’est pour être certains que personne ne fera mal paraître la CCSMI à l’avenir. Et ici, le problème, ce n’est pas tant la structure des commissions scolaires : le problème, c’est l’égo des employeurs, quels qu’ils soient.

Un bon employeur, ça écoute les problèmes qu’on lui soulève et ça en tient compte pour améliorer les services, surtout quand ces services sont si importants pour l’avenir de nos enfants! Un bon employeur sait admettre ses erreurs et cherche à les corriger.

Ce qui renforcerait mon lien de confiance envers l’école publique, ce serait que le personnel de l’éducation ne se laisse pas effrayer par ces petits boss qui cherchent à masquer leur propre inaction plutôt que de réellement jouer le rôle qui est le leur : favoriser la réussite éducative. 

Le personnel de l'éducation de la Montérégie dénonce la violence dans nos écoles, nos centres de formation et d'éducation aux adultes - Campagne « Pu capable » du Syndicat de Champlain

 
Message au personnel de l'éducation : les parents seront derrière vous. Personnellement, si un prof, une secrétaire, une orthophoniste, un technicien en service de garde, ou qui que ce soit à l’école de mon grand garçon a le courage de nommer ce qui peut être amélioré dans l’environnement d’apprentissage de nos enfants, je serai le premier au front pour les défendre! 

Y serez-vous avec moi?