+ Playlists

La charge mentale : une progression vers l'équilibre - Partie 2

Crédit photo : Serge Esteve/Unsplash
La charge mentale : une progression vers l'équilibre - Partie 2
Je vous disais récemment que j'ai eu un jour un déclic à l'effet que les responsabilités n'étaient pas réparties également dans notre couple et que nous avons travaillé ensemble à réparer ça.  

Cette progression vers l’équilibre s'est faite au fil des années (genre trois). Faire les tâches ensemble, en tandem, a donné lieu à une complicité que j’aime. Son implication dans le choix du menu nous a fait découvrir des nouveaux trucs que je n’aurais pas forcément essayés. Nous avons réalisé que papa était le mieux placé pour les comprendre et expliquer les devoirs de maths. Ce changement était et est synonyme de belles et bonnes choses dans notre maison, dans notre famille. Pis on va se le dire, l’équation est simple : s’il en fait plus, j’en fais moins. Si j’en fais moins, je suis moins fatiguée. Si je suis moins fatiguée, je suis une personne vraiment plus nice à côtoyer.
 
Récemment, on m’a offert une opportunité extraordinaire au travail. Un truc qui ne se refuse pas, mais qui impliquait aussi de chambouler complètement notre équilibre. Accepter cette opportunité temporaire voulait aussi dire que je ne pouvais plus être le filet de sécurité (ce qui tombe habituellement dans mes tâches) pour les enfants, plus là pour les soupers, etc. Il m’a tout de suite dit de sauter sur l’occasion, qu’il allait s’occuper de tout.
 
En perfectionniste que je suis, l’exercice se résumait en un pas pire leap of faith. J’ai décidé de dire oui. J’ai fait comme si je n’avais plus de capacité de digestion (ok, je me trouve vraiment drôle avec mes étranges analogies entourant l’univers de l’estomac) pis j’ai glissé avec ma fourchette tout le contenu de mon assiette dans la sienne. T.O.U.T.  Je me l’illustre comme s’il m’a fait un genre de sourire disant « Baby I’ve got this » en tendant ses bras pis que j’me lançais en arrière, les yeux bandés, convaincue qu’il m’attraperait. Sinon, au sens figuré comme au sens propre, j’allais m’écraser sur le sol. Pas nice.
 
L’heure est au verdict. Alors? Me suis-je écrasée sur le sol ou est-ce qu’il m’a attrapée comme un champion? Réponse : cet homme est un champion. Il a tout géré comme un pro en gardant non seulement son calme, mais aussi en développant un certain swag qui le rend si hot. Un soir, ça sentait le brownie dans la maison. Un autre soir, un verre de vin m’attendait sur l’îlot et lui, avec l’autre verre, était sur la terrasse. Quand je rentrais, il souriait. Je pense sincèrement que nous sous-estimons l’impact du sourire en général, particulièrement quand l’autre s’occupe de tout AVEC le sourire. Si vous saviez à quel point son attitude m’a permis de ne sentir aucune culpabilité et que ça me comble de bonheur. Parce que le faire est une chose, le faire avec le sourire, c’en est une autre. 
 
Cette expérience nous a permis de discuter du fait que nous sommes vraiment arrivés à point important. Non seulement nous arrivons à bien nous partager la gestion de la famille, mais en plus, il arrive à tout prendre en charge. Du coup, il m’a offert de continuer à saisir les opportunités qui s’offrent à moi parce que nous sommes rendus là et que son assiette (et conséquemment son estomac) est capable d’en prendre!
 
Par chez vous, êtes-vous arrivés à trouver cet équilibre? Êtes-vous en voie de l’être? À GO, partageons nos trucs!

GO!