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Mon accouchement qui n’arrivait jamais, deuxième partie : le grand jour!

Crédit photo : Jacynthe Maltais/Accompagnante à la naissance
Mon accouchement qui n’arrivait jamais, deuxième partie : le grand jour!
Pour la première partie, c’est ici!

On s’installe dans la chambre, Jacynthe, ma doula, arrive et installe des chandelles et des huiles essentielles. Pareil comme au spa. Comme le bébé est bien placé, la médecin me propose de d’abord percer ma poche pour voir si ça déclenche le travail. Après avoir pris soin de perdre mes eaux partout sauf sur la serviette prévue à cet effet, on entame de faire des tours dans le corridor pour faire descendre le bébé.
 
La promenade s’avère peu efficace puisqu’il ne descend pas vraiment, mais le travail, lui, s’intensifie. Je prends un petit bain, j’ai mal, mais c’est encore possible de se concentrer. Une ou heure plus tard, j’ai mal à ma vie, j’ai des contractions toutes les minutes et demie et je suis malade. Je présente tous les symptômes d’une maman en fin de travail. Motivée, je demande à l’infirmière de venir m’évaluer. Grosse joke la gang, je suis encore à 3 cm. On n’est pas sorti de l’auberge.

Les contractions continuent à ce rythme, mais je ne dilate pas vraiment. Après 3 heures, et seulement 1 cm de plus, je prends ce qu'il me reste de lucidité pour faire un léger calcul mathématique qui me confirme que je ne tiendrais pas encore 12 heures comme ça. Je demande la péridurale et une fois installée, on me donne du pitocin afin d’accélérer le processus.
 
Crédit : Giphy

J’en profite pour reprendre des forces, manger des goldfishs, faire 2-3 jokes et regarder la dose de pitocin augmenter sans résultats. 

Après ce qui m’a semblé 97 heures (mettons 7) on m’annonce que je suis à 10! C’est l’heure!  On pourrait croire qu’une fille qui a autant attendu serait maintenant prête à sortir son bébé de là… mais non! La panique s’empare de moi et je ne sais plus quoi faire. Heureusement que la médecin nous laisse quelques minutes pour « pratiquer » la poussée, seule avec mon chum et Jacynthe.

À son retour, la vraie job commence. Je pousse de toutes mes forces sous les encouragements d’un squad complet (nous étions 7 dans la chambre ; moi, mon chum, ma doula, la médecin, l’interne, l’infirmière en chef et une stagiaire.)

20 h 15 et beaucoup de poussées plus tard. La médecin m’annonce qu’elle pourrait me couper, car je vais déchirer. Et là les amis, excusez-moi l’expression, j’ai lose my shit. Si elle pense que je vais choisir moi-même la destinée de ma ploune, elle se trompe. Advienne que pourra, je n’attends même pas la prochaine contraction, je n’entends plus rien et je pousse ma vie.
 

Ma vibe à ce moment-là. 
Crédit : Giphy

La suite est un peu floue, mais en quelques secondes on dépose sur moi mon petit bébé d’amour. Pas si petit que ça finalement parce qu’il fait pratiquement 10 lbs. J’ai réussi, il est enfin là, il sent les biscuits et il est en parfaite santé. Mon chum et moi on pleure comme les chutes Niagara pendant au moins 20 minutes.

<3 <3 <3
Crédit : Jacynthe Maltais / accompagnante à la naissance/Facebook

Juste comme ça, je suis devenue maman. J’oublie déjà l’attente interminable, la douleur et les moments difficiles. C’est tellement magique! On est très très fiers d’avoir fabriqué cet humain-là, et de l’avoir livré en équipe avec notre doula. Je suis juste heureuse et remplie d’amour. C'est pas mal dans le top 1 de la meilleure journée de ma vie!